L'accessibilité du Web menacée par le droit d'auteur

Depuis ma formation AccessiWeb en 2008, j'ai rejoint, comme tous ceux ayant passé l'examen avec succès, le groupe de travail AccessiWeb (GTA) animé par l'association BrailleNet. Mais j'ai également la chance de faire partie du groupe restreint d'experts-référents qui a pour mission de relire et donner son avis quant aux modifications apportées au référentiel AccessiWeb lorsqu'il est prévu de le faire évoluer.

Une nouvelle version du référentiel AccessiWeb est justement en préparation, et nous avons eu à nous prononcer sur un certain nombre de questions. Or, l'une d'elle me pose un sérieux problème...

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Conte de fée chinois, version Web 2.0

Retour en Chine avec un nouvel extrait d'article pioché sur le site du Nouvel Observateur, écrit par Ursula Gauthier et intitulé : "Chine : Les insurgés du Web". Vous pouvez lire l'article dans son intégratlité sur le site du Nouvel Obs'.

Un blogueur chinois, accusé d'avoir « colporté des rumeurs contre la police », est arrêté en juin 2009, emmené au poste et interrogé sans relâche pendant des heures... Jusque là, l'histoire n'est que trop banale dans un pays où le délit d'opinion est monnaie courante. Le jeune blogueur, Guo Baofeng, alias Amoiist - qui se qualifie lui-même d'« emmerdeur » - s'était attiré l'inimitié des dirigeants de Fuzhou en postant une vidéo dans laquelle une pauvre femme en pleurs accusait les flics de la ville d'avoir collectivement violé sa fille de 25 ans, puis de l'avoir laissée mourir d'hémorragie.

Mais le destin de l'emmerdeur va soudain prendre un tour inattendu : à l'aurore, après une nuit d'interrogatoire, profitant de ce que ses geôliers sont assoupis, Guo réussit à envoyer en douce deux messages sur Twitter : « J'ai été arrêté par la police de Mawei, SOS », puis : « Svp, aidez-moi, j'ai subtilisé mon téléphone pendant que le policier dormait ». Plein d'espoir, il suit sur son minuscule écran la propagation de la nouvelle, twittée et re-twittée par des membres de son groupe.

Quand les flics lui arrachent son Blackberry, c'est déjà trop tard : la planète des « twitteurs » chinois s'est mise en branle. L'un d'entre eux lance l'idée d'une campagne d'un genre nouveau : il s'agit d'adresser au « prisonnier de conscience Guo Baofeng » une carte postale portant une seule phrase : « Guo Baofeng, ta mère te demande de rentrer pour le dîner ». Un autre fait imprimer la fameuse petite phrase sur des T-shirts et promet d'en offrir un en échange de chaque carte envoyée, une photo faisant foi. C'est bientôt une avalanche de cartes postales qui s'abat sur la prison N°2 de Fuzhou où Guo est détenu. En même temps, sur le Net, fleurissent des recueils de photos de cartes rivalisant de créativité et d'humour. Plus un internaute chinois n'ignore désormais l'histoire de Guo Baofeng et de sa mère qui l'attend pour dîner. Le buzz est tel, y compris dans la presse, que le blogueur est relâché au bout de deux semaines.

« Sans Internet, ce miracle n'aurait pas pu se produire, écrira Guo Baofeng sur son blog. Je suis la preuve vivante de l'immense pouvoir de Twitter. » Quand ils parlent d'Internet, les « netizens » (les internautes-citoyens, ou « Netoyens ») de Chine ont des accents lyriques, voire religieux : pour eux, le Net est « le plus grand cadeau que l'histoire ait fait à notre pays », « le premier espace, en 3000 ans d'autocratie, où la parole soit libre de toute censure », « la chance des défenseurs des droits civiques », ou tout simplement « un don de Dieu »... Ils sont persuadés que cet espace de liberté finira par englober toute la société, entraînant une évolution profonde du système politique.

Tours de vis

En attendant, la Chine reste un des pays où la critique du pouvoir est punie le plus sévèrement. Depuis 2009, la répression s'est encore aggravée avec de lourdes condamnations infligées à des intellectuels et des avocats célèbres. Dans l'affaire de Fuzhou, pour un Guo Baofeng libéré, trois autres blogueurs accusés des mêmes « crimes » viennent d'être condamnés à plusieurs années de prison. Pas plus que la presse, Internet n'échappe à ces tours de vis. Les grands sites sociaux étrangers, comme Youtube, Twitter, Facebook ou Wikipedia, dont les contenus ne peuvent être censurés, sont inaccessibles en Chine. On ne compte plus les sites interdits qui disparaissent du jour au lendemain. Chaque commentaire posté sur un forum, chaque texte ajouté à un blog est examiné à la loupe, supprimé au moindre écart. Mieux, afin d'orienter les discussions dans un sens favorable aux autorités - ce qu'on appelle ici la « canalisation de l'opinion publique » - les forums sont inondés de commentaires dûment pondus par une armée de petites mains payées à la pièce - ce qui leur vaut le surnom méprisant de « gang des 50 centimes ». Les fournisseurs d'accès, les portails, les moteurs de recherches sont tenus d'expurger leurs contenus de tout ce qui « subvertit le pouvoir d'État et sabote l'unité nationale, incite à la division ethnique, promeut les cultes et diffuse un contenu pornographique, violent ou terroriste ». C'est contre cette obligation d'avoir à faire la police en amont que Google s'est rebellé en janvier. Après avoir essayé pendant quatre ans de respecter les règles imposées par Pékin, le géant californien a préféré se retirer du marché chinois (voir encadré ci-dessous).

Alors que les médias restent muets sur ce vaste déploiement de contrôle, les netizens, eux, ont entrepris de tout déballer. Fonctionnant en réseau, informés presque « en temps réel » des innombrables scandales générés par le monopole du pouvoir, ils suivent également pas à pas les efforts considérables déployés par les autorités pour étouffer la contestation. Même les instructions confidentielles que le Bureau de la Propagande adresse chaque jour aux médias, recommandant de mettre sous le boisseau tel ou tel sujet, fuitent systématiquement sur le Net où ils paraissent sous le titre narquois de « Directives du Ministère de la Vérité », en référence au roman « 1984 » de George Orwell. Ces révélations sont quasi immédiatement effacées, mais d'innombrables netizens mettent à profit ce « quasi » pour propager l'information aux quatre coins de la Toile.

Paris Web 2009, jour 1 : jeudi 8 octobre.

J'ai assisté à l'ensemble des conférences dans le grand amphi pour cette première journée, c'est-à-dire 5 conférences et une table ronde pour être précise. Comme j'en ai déjà un peu parlé, je ne m'y attarderai pas.

Le matin

Ce que je retiens de la matinée, c'est :

  • que je suis - entre autres choses -, selon la définition donnée par Stéphane Deschamps, une intégratrice ou une développeuse "front" (autrement dit s'occupant du code portant sur la partie visible des sites Web, et pas des logiciels qui permettent leur mise à jour). La définition est complexe, tant le métier évolue à la vitesse du Web. Et la nuance entre les termes "intégrateurs" et "développeurs" est intéressante, la première apparemment dévalorisée par rapport à la seconde. C'est la raison pour laquelle on parle de développeur "front", plus valorisant je suppose... Le métier d'intégrateur est à la confluence entre la graphisme et le développement logiciel, sans être ni l'un ni l'autre. C'est à la fois dévalorisé parce que tout le monde peut aujourd'hui créer son site facilement, et en même temps de plus en plus pointu et requérant une telle variété de compétences que cela en devient ridicule quand on voit certaines offres d'emploi listant les compétences requises. Si cette conférence ne m'a pas appris grand chose à proprement parlé, elle a eu le mérite de me rassurer : visiblement, nous sommes nombreux à partager des interrogations et préoccupations communes, même si elles diffèrent selon que l'on travaille en agence de petite ou grande taille, ou en indépendant.

  • que la disparition rêvée d'Internet Explorer 6, annoncée par Daniel Glazman pour mai 2012 je crois, doit être perçue comme un acte militant. À nous, intégrateurs, de ne plus concevoir de sites pour Internet Explorer 6 et de nous concentrer sur les navigateurs respectueux des standards si nous voulons faire avancer les choses (plus facile à dire qu'à faire et je ne suis pas totalement convaincue quand je pense à l'utilisateur final, mais c'est un débat intéressant)
  • que je n'ai pas du tout envie de m'intéresser plus avant à HTTP, malgré le talent de Karl Dubost ;-)

Après-midi

Web ouvert, par Éric Daspet

L'après-midi s'est ouverte par une conférence d'Éric Daspet sur le Web ouvert (ayant interverti sa conférence avec celle de Nicole Sullivan, que nous avons donc vu le lendemain finalement). Cette conférence était intéressante et a permis de rappeler l'importance de la sécurité, même si ce n'était pas le sujet. Ce que j'en retiens : penser à toujours mettre en place un flux RSS et permettre un enregistrement via OpenID pour les sites demandant aux internautes de s'inscrire. Ce, pour favoriser l'interactivité. J'en retiens également une chose qui m'avait échappée : certaines personnes interdisent qu'on fasse un lien vers leur site ! Je ne soupçonnais pas qu'une telle ineptie puisse exister ! C'est un non-sens, et c'est la raison pour laquelle Éric Daspet a distingué les sites Web des sites Internet, ceux qui se servent de la Toile pour exposer sans vouloir participer ni échanger. Car le Web est justement une grande Toile tissée de liens. Le lien est la base du Web et un site interdisant les liens est tout simplement un tricheur ne respectant pas les règles du jeu (à mon avis...).

Chris Heilmann et la sécurité sur le Web

Puis est venu le moment de la traditionnelle conférence de Christian Heilmann, à l'humour toujours aussi improbable (je vous invite à regarder ses diapos pour vous faire une idée...). Il était question de sécurité. Finalement, si on est attentif au respect des standards et à quelques règles de bon sens, on est déjà sur la bonne voie. Ce sont souvent les hacks qui sont sources de failles de sécurité. Ou les mots de passe simples et répéter sur tous les comptes. L'idéal serait d'en changer régulièrement et d'utiliser des mots de passe différents chaque fois. Mais une médaille à qui respecte ce genre de pratique, pourtant de bon sens mais tellement fastidieuse, voire impossible... Ce qui était intéressant, c'est de voir avec quelle facilité un développeur averti peut détourner un site... Les questions de sécurité ne sont malheureusement pas assez prises au sérieux sur Internet... C'est une véritable éducation qu'il faut sur le sujet, pour les développeurs, mais aussi les utilisateurs et contributeurs, notamment dans la gestion de leur identité numérique. Mais ce n'est là que mon opinion, je déborde du sujet...

Table ronde sur le Web mobile

Enfin, la journée s'est clôturée par une table ronde sur le mobile, où je retiens deux choses :

  1. un seul Web, même avec le Web mobile, c'est possible... Il faut que je me penche sur les medias queries...
  2. Alors que Microsoft fait de véritables efforts pour s'investir dans le W3C de façon honnête, Apple joue quant à lui un jeu dangereux allant dans le sens de la privatisation du Web. Un brevet en particulier a été déposé bloquant la standardisation des widgets. Mais même si les orateurs l'ont dénoncé vigoureusement, cela ne les empêche pas d'avoir leur Mac et iPhone avec eux... Ce qui me fait penser au développement durable et au fait qu'on sait tous ce qu'il faut faire, mais qu'au moment de la mise en pratique, les choses deviennent plus compliquées... L'avènement du consommateur-responsable n'est pas encore d'actualité. Mais je ne jetterai pas la pierre...

À venir : Paris Web 2009, jour 2 : vendredi 9 octobre.

Voir aussi :

Paris Web : suite et fin...

Retour sur Paris Web et ses trois jours de conférences, ateliers, formations et partage sur le Web comme on l'aime...

Tout d'abord, première bonne nouvelle adressée à mes amis et à ma famille : j'ai tenu les trois jours complets pour la première fois en trois ans ! Étant donnée la période à laquelle a lieu Paris Web, les douleurs reviennent en général en force pile à cette période là. Ce qui fait que je n'ai jamais tenu les trois jours, bien que je m'y sois toujours inscrite. Cette année est donc une grande première, même s'il ne faut pas en tirer de conclusion hâtive. Les douleurs n'ont pas disparu, elles sont juste moins handicapantes, mais c'est déjà ça ! :-)

Aparté terminée, revenons-en à Paris Web.
Mon premier billet relatait davantage l'ambiance de l'ouverture de Paris Web et une réflexion générale pas uniquement centrée sur l'évènement, mais sur le monde du Web en général et au-delà, une certaine propension à la consécration d'idoles et mon malaise qui en résulte.

Mais ce ne serait pas rendre justice à Paris Web, l'évènement Web de l'année où il fait bon apprendre et partager dans une ambiance bon enfant et conviviale, que nous devons aux organisateurs (merci, merci, merci !!!).

Bon, déjà, pour ceux qui n'auraient pas pu y assister, sachez que toutes les conférences ont été filmées et seront disponibles sur le site de Paris Web. En attendant, vous pouvez déjà consulter celles des années précédentes :

Maintenant, entrons plus en détails dans le programme de l'édition 2009...

Sur trois jours de "Paris Web", deux étaient consacrés à deux séries de conférences ayant lieu en parallèle, et le samedi était quant à lui ponctué de quatre séries d'ateliers. La distinction entre conférences et ateliers peut être rapprochée de celle entre cours magistral (en amphi) et TD ou TP à la fac. Il serait trop long de vous relater toutes les conférences, je vais plutôt brièvement citer celles auxquelles j'ai assisté, et m'attarder plus longuement sur celles qui m'ont particulièrement marquée.

J'avais commencé à rédiger un seul article, mais ce serait trop long. Je vais donc publier prochainement trois articles distincts pour faire un compte-rendu des trois jours de Paris Web.

À suivre : Paris Web 2009, jour 1 : jeudi 8 octobre.

En direct de Paris Web - J1

Aujourd'hui, première journée de cet évènement tant attendu dans le monde du Web : Paris Web, série de conférences pluridisciplinaires sur la qualité Web.

C'est la troisième année que j'y suis, en espérant cette année pouvoir assister aux trois journées complètement. Paris Web, c'est un peu "the place to be" et c'est toujours avec enthousiasme, à la lecture du programme d'abord et en écoutant les intervenants ensuite que je m'y rends.

Cependant, c'est aussi un microcosme un peu spécial, qui peut dérouter et me mets un peu mal à l'aise par moment. Comment vous le décrire, pour les non geeks qui lisent ce blog (et peut-être pour les geeks qui doivent se demander ce qui peut bien me mettre mal à l'aise...) ?

Le côté enthousiasmant et vraiment sympathique de Paris Web, c'est son côté "geek" justement, un peu caricatural et tellement attachant également. Sont regroupés ici des gens passionnés par leur métier, quel qu'il soit, et surtout au Web, en tant que défi technologique aussi bien qu'utopie de l'universel, qui parlent un même langage (même si la dernière conf. sur le HTTP ne m'a pas complètement parlé...) et qui viennent ici avec la volonté d'apprendre. Car l'apprentissage est le fondement même de cette matière si jeune et en perpétuelle évolution. S'ajoute à cela l'univers particulier "geek" avec ses blagues (l'erreur HTTP 418 par exemple, que j'ai découverte - non initiés s'abstenir... Le site Désirs d'avenir est également une blague à lui tout seul !) et le partage de difficultés communes. Mon dernier billet anti Internet Explorer 6 aurait pu être écrit par tous les intégrateurs dans la salle. C'est ce qui donne une identité et fait qu'on se sent moins seul dans son travail. Solitude qu'on ressent plus particulièrement quand on travaille en indépendant, seul face à sa machine.

Et que dire de la qualité et de l'humour des conférenciers qui apportent toujours énormément ? J'ai pu assister à trois conférences dans le grand amphi : une sur le métier d'intégrateur, une autre intitulée "un seul Web" et la dernière sur "HTTP pour les naïf et pour les brutes" (bel effort pédagogique pour cette dernière, même si je n'ai pas tout compris...).

La palme de cette matinée va à Daniel Glazman qu'on pourrait écouter encore longtemps...

Alors, d'où vient ce malaise ? D'un petit côté élitiste peut-être et d'une certaine propension à consacrer des idoles. Je ne jette la faute sur personne en particulier, ou plutôt tant sur les vedettes que sur les fans... Le vocabulaire est assez révélateur : on parle d'"évangélisation" pour parler de l'action de transmettre ces connaissances sur le Web de qualité, de "gourous" pour ceux s'étant faits un nom en écrivant des articles ou faisant des conférences... L'athée que je suis ne peut être que perplexe face à un tel engouement qui vire à la fascination... L'introduction dans le grand amphi, si elle était à prendre au second degré, m'a quand même un peu gênée... Très réussie grâce à sa musique prenante, elle affichait des citations disant combien Paris Web est génial. Ce qui est vrai, certes, mais était-il nécessaire d'en faire des caisses ?...

Car la conséquence que je vois à cette starisation, c'est le risque de dévaloriser ceux qui ne font pas partie du cercle. Les plus timides, qui veulent bien faire mais qui en venant ici auront peut-être ressenti une honte en constatant que certaines des pratiques condamnées (à très juste titre) sont encore utilisées par eux. Pourtant, ne faudrait-il pas plutôt encourager ceux qui prennent la peine de se former ? Tout est présenté de façon tellement évidente, comme si tout le monde le savait, que rares sont ceux qui osent lever la main quand l'orateur demande s'il y a des personnes dans la salle ne connaissant pas telle ou telle technologie (vous imaginez bien que ce n'est pas mon cas ;-)).


Je ne crois franchement pas que ce soit la volonté ni des organisateurs, ni des orateurs qui ont la générosité et l'engagement de créer cet évènement. Je leur suis personnellement très reconnaissante, tant les conférences m'apportent. Mais c'est quand même un peu leur responsabilité je pense.

Ce billet est moins un compte-rendu qu'une réflexion personnelle. Comment tant de générosité peut-elle susciter ce genre de risque ou de dérive ? Comment des personnes bénévoles, engagées et ouvertes aux autres peuvent-elles tout à coup avoir une responsabilité sur la façon dont leurs actes et paroles sont interprétées ? Au delà de Paris Web, je pense évidemment à mes engagements personnels (politique et associatifs), pour lesquels je n'ai pas de responsabilité officielle mais qui me donnent pourtant de facto une responsabilité associée parfois de critiques d'élitisme... Ce qui est injuste quand on me connaît. Ce qui ne m'empêche pas de faire la même critique à Paris Web tout aussi injustement... C'est pourtant un fait. Paradoxal non ? La vraie question serait : comment éviter que des gens ressentent ça ? Est-ce possible ?...

Ce qui ne m'empêchera pas de poursuivre avec beaucoup de plaisir les conférences, et d'inviter tous les passionnés de Web de venir y assister, ce devrait être obligatoire ;-)

Ça ne va pas tarder à reprendre... @+ !

Meurs, Internet Explorer, meurs !

C'est le mot d'ordre lancé sur la Toile il y a un moment déjà et visant à encourager les Internautes à surfer sur des navigateurs respectueux des standards du Web.

Parce que le Web a des "standards" ?!

Ben oui, à moins d'être nouveau sur mon blog, vous ne pouvez plus l'ignorez. Petit rappel pour mémoire quand même... Le Web repose sur des langages de programmation, associés à des langages de présentation (HTML/CSS) permettant l'affichage de pages Web. Or, de même que vous aviez encore il y a peu deux types de DVD haute définition, avec chacun son lecteur de DVD et non-compatibles entre eux, le risque aurait été que chacun développe son propre langage qui ne soit lisible que par un navigateur particulier.

Or, l'intérêt du Web réside dans son universalité ! C'est justement pour promouvoir un Web libre et universel qu'un organisme international a été créé, le W3C, afin d'éditer des "standards" indiquant la meilleure façon de créer du Web pour qu'il soit accessible partout et par tous.

IE, le cauchemar des faiseurs de Web...

Évidemment, Internet Explorer, jusqu'à sa version 8, s'affranchissait des standards, pouvant compter sur le quasi-monopole de Microsoft et la méconnaissance du grand public de navigateurs alternatifs.

Aujourd'hui encore, et en particulier en Chine (public pour lequel je dois aussi créer des sites...), Internet Explorer 6 reste très utilisé. Pourtant des alternatives existent, bien meilleures sur bien des points, alors pourquoi s'en priver ?

Mais en attendant une prise de conscience massive du public, pour les faiseurs de Web dont je fais partie, il nous faut perdre un temps incroyable à laborieusement corriger les bugs d'affichage pour que les sites créés, qui fonctionnent sur tous les navigateurs du marché respectant les standards, fonctionnent aussi sur Internet Explorer, quitte à introduire des choses non conformes aux standards parfois (mais j'évite bien sûr, hein).

Bref, petite pause en ce dimanche pour vous exprimer mon ras-le-bol, car c'est justement à corriger des bugs que je le passe...

Alors, si ce n'est déjà fait, et si à défaut d'être convaincus par les standards vous avez un peu de sympathie pour votre serviteur, téléchargez Firefox et passez le mot !

Accessibilité du Web pour les administrations : le décret publié !

On l'attendait depuis quatre ans, il est enfin paru : le décret d'application de l'article 47 de la loi de 2005 concernant l'accessibilité des services en ligne de l'État, collectivités et entreprises publiques.

L'article 3 précise un délai de trois ans pour que les services soient rendus accessibles, délai ramené à deux ans pour les services de l'État et des établissements publics qui en dépendent. Ce qui signifierait qu'à l'horizon de mai 2012, tous les sites Web et intranets publics sont censés être accessibles... Dans la mesure où il y a pratiquement tout à faire, cela signifie beaucoup de travail en perspective et le délai me paraît très court compte-tenu du peu de personnes formées dans le domaine de l'accessibilité du Web...

Mais qui dira que le site est bien accessible ? L'article 4 répond : c'est "l'autorité administrative compétente" qui en attestera. Ça me paraît un peu vague... Quelle est cette autorité administrative en question ? Je vous tiens au courant quand j'en sais plus...

Et que se passe-t-il si le site Web n'est pas accessible ? L'article 5 définit une mise en demeure, laissant six mois pour corriger les erreurs de conformité au référentiel accessibilité, et la sanction retenue si le site n'est toujours pas accessible : "Passé le délai fixé dans la mise en demeure, le ou les services de communication publique en ligne non conformes sont inscrits sur une liste de services de communication publique en ligne non conformes publiée par voie électronique par le ministre chargé des personnes handicapées." Bouh... Je sens que ça flippe sévère dans les administrations... De la carotte ou du bâton, c'est un gentil petit bâtonnet qui a été choisi. Dommage... Il eût été préférable de mieux récompenser ceux qui font de vrais efforts, en publiant une liste des services accessibles (à mon avis bien moins longue qu'une liste noire...), et accompagner la mise en demeure d'éléments pédagogiques, avec sanctions financières si la mise en demeure n'est pas suivie d'effet...

La bonne nouvelle du décret réside dans son article 6 et concerne la formation aux questions d'accessibilité des agents administratifs. C'est à mon avis une des clés fondamentales dans la sensibilisation à l'accessibilité et en faveur d'une vraie démarche d'accessibilité. Car un site Web peut être accessible, mais pour le rester, il faut que les personnes qui auront à l'alimenter soient formées. Et être formé à l'accessibilité du Web, c'est apprendre à se mettre à la place des personnes pour lesquelles on rédige les contenus, notamment celles ayant un handicap. Espérons que cet article 6 permettra une prise de conscience et une évolution des mentalités, dans le secteur public et au delà...

Personnaliser sa signature mail

Ayant refait récemment mon site professionnel, je me dois dorénavant de plancher sur une harmonisation de mes supports de communication, avec le nouveau logo notamment.

Cartes de visite, dépliants et autres documents commerciaux, ils reflètent l'image de la société et il est important qu'il y ait une certaine cohérence d'ensemble.

Je me suis penchée aujourd'hui sur la signature des courriers

électroniques. À l'instar des cartes de visite, elle doit être soignée pour transmettre les informations nécessaires à une bonne identification de la société. (vous avez vu ? j'ai bien étudié le manuel "comment devenir entrepreneur en 10 leçons" ! :-P)

Oui, mais voilà, deux problèmes se posent alors :

  1. Gmail ne permet pas grand chose en matière de personnalisation des signatures ! Impossible d'insérer du HTML pour faire un tant soit peu de mise en forme ;
  2. Faire une signature HTML à la fois "sexy", respectant un minimum les standards du Web (distinction de la forme et du fond) et fonctionnant dans tous les clients de messagerie est un vrai casse-tête !

1. Ajouter du HTML dans son Webmail.

Pour le premier problème, si comme moi vous utilisez le fabuleux navigateur Firefox, vous êtes sauvé ! Vous savez probablement que Firefox peut voir ses fonctionnalités étendues grâce à un système de plugins (ou extensions) qu'on peut lui ajouter via le menu Outils > Modules complémentaires. Si vous ne saviez pas, cette découverte va vous faire chager d'univers, héhé ;-)

Deux plugins ont justement été conçus pour ajouter du HTML à Gmail et faire ainsi des signatures personnalisées. Vous pouvez donc au choix utiliser l'extension Better Gmail 2 de Gina Trapani et se basant sur Grease Monkey, ou WiseStamp.

Personnellement, j'ai opté pour WiseStamp, mais j'avais également testé Better Gmail. Ma préférence pour WiseStamp s'explique parce que ce plugin ne s'occupe que de signature et qu'il est utilisable sur tous les clients de messagerie Web (pas uniquement Gmail), contrairement à Better Gmail.

2. Une signature mail accessible et attractive : mission impossible ?

Pour cette deuxième question, je dois avouer que, malgré mes recherches, je n'ai pas trouvé de solution satisfaisante...Pour comprendre mon questionnement, revenons aux fondamentaux.

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Comme ça, même si je n'écris pas régulièrement, vous êtes sûrs de ne rien rater ;-)

HADOPI : Menaces sur Internet

Bon, je ne suis pas très bavarde sur mon blog, ce qui pourrait signifier que je n'ai pas grand chose à raconter, mais c'est en fait tout le contraire !

Je manque de temps (oui, je sais, rengaine habituelle), mais je ne désespère pas de me libérer un peu un de ces jours et de reprendre une écriture plus assidue.

En attendant, vous pouvez lire un billet que j'ai écrit pour le blog de la section PS d'Ermont, intitulé "HADOPI : menaces sur Internet". Il sera publié en deux parties.

Pour les nouvelles, à part ça, en vrac :

  • Je me noie gentiment dans tous mes projets professionnels. Du coup, une seule solution : embaucher. Pour l'instant, j'y vais par étape. J'ai publié une offre de stage de 4 à 6 mois pour un-e assistant-e de gestion PME (PDF, 91 Ko). Puis peut-être un recrutement en alternance à la rentrée. Selon les moyens et suivant comment ça se passe. Ou carrément une embauche. je ne sais pas. Ca fait très bizarre de se retrouver en position d'employeur, je vous assure. Mais bon, fournir du travail en ces périodes de crise, c'est plutôt satisfaisant !
  • Comme si le boulot ne suffisait pas, je prépare, avec des amis, la création d'une association professionnelle regroupant indépendants et petites entreprises de différentes spécialités, ayant comme point commun de travailler dans le Web et promouvant la pratique d'un Web de qualité (accessibilité, multilinguisme, formats ouverts et pérennité des données).
  • J'essaie également d'aider Wilfried dans l'organisation de la thématique accessibilité pour les rencontres mondiales du logiciel libre à Nantes en juillet prochain....
  • Je suis en train depuis des plombes de refaire mon site pro. Il est presque fini. Mais tout est dans le "presque"... Peut-être suis-je un peu perfectionniste, mais difficile de mettre en ligne un site non terminé. Je pense qu'il va falloir que je revois mes exigences à la baisse si je veux un jour que mon nouveau site paraisse en ligne...
  • Ah, au fait, la remise des prix de la Banque Populaire a eu lieu. Ca s'est très bien passé et m'a permis de faire connaissance avec une autre Ermontoise lauréate, une voisine et super sympa. Si vous souhaitez acheter des fleurs comestibles, visitez le site de Chez Prune.
  • Côté vie privée, après ma petite sœur qui devrait accoucher de mon futur neveu autour du 20 mai, mon petit frère attend lui aussi un enfant (enfin, sa copine, vous l'aurez compris, hein). Et comme Hui-Mei et Olivier ont enfin emménagé en région parisienne, je vais avoir l'occasion de voir ma filleule plus souvent ! Bref, je suis entourée de bébés... C'est là qu'on sent le temps qui passe... En revoyant une photo d'il y a 8 ans, je me suis dit : "j'ai morflé", comme dirait mon père. Mais ne le dites pas à Nico, il croit toujours avoir 10 ans :-P
  • Et puis, bien sûr, toujours la politique... Ca occupe pas mal de mon temps libre (même s'il n'en reste pas beaucoup).

Mais je trouverai toujours du temps pour les amis, alors, on reste en contact ? ;-)

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