Brice Hortefeux intéressé par la Mairie de Vichy, article de Mediapart

Voici reproduit ci-dessous un article de Mediapart du 31 août 2010, par Henry Moreigne.

Ça ne s’invente pas. Brice Hortefeux, âme damnée d’un exécutif qui a érigé la chasse aux voleurs de poules et aux caravanes ainsi que la déchéance de nationalité en actions prioritaires, s’est officiellement déclaré intéressé par la mairie de Vichy.

La tentation de Vichy n’est pas nouvelle pour le conseiller régional auvergnat qui avait déjà choisi la ville d’eau pour y organiser en novembre 2008 une Conférence sur l’intégration réunissant les 27 ministres de l’Intégration de l’UE.

Brice Hortefeux avait alors justifié son choix le 19 septembre 2008, à Vichy, en clôture du congrès des cadres de l’ANAEM , dénonçant “le crétinisme” de certaines associations qui voient là une provocation au passé. “Il faut arrêter avec ces bêtises, arrêter de faire payer à Vichy tous les péchés du monde” avait déclaré le ministre avant de conclure : Je ne ferai pas de politiquement correct. Je revendique à mort le choix de Vichy (source La Montagne 21 septembre 2008)

L’ambition aujourd’hui déclarée par Hortefeux pour la ville de Vichy (source La Montagne 29 août 2010) fait suite à l’annonce par le maire actuel, Claude Malhuret, de ne pas briguer un nouveau mandat. Cette solution offrirait une confortable solution de repli pour le ministre originaire du Puy-de-Dôme qui, malgré son activisme au gouvernement et la présence de son mentor à l’Elysée, n’apparaît pas en capacité de s’emparer de la ville de Clermont-Ferrand aux mains des socialistes depuis la libération.

Sans tomber dans le piège de l’amalgame facile avec la capitale de la France de Pétain, la période retenue pour laisser filtrer l’information est volontairement provocatrice.

Le 15 juillet 1940, le régime de Vichy adoptait une loi relative à la procédure de déchéance de la qualité de Français. Une semaine plus tard, le 22, était promulguée une loi portant sur la révision des naturalisations. Dans la foulée, le 27 était créée une Commission chargée de réviser les naturalisations effectuées après le 10 août 1927. En septembre, une loi relative à la « situation des étrangers en surnombre dans l’économie française » était à son tour promulguée.

Brice Hortefeux aime jouer avec les mots et avec l’histoire. Son humour douteux sur les auvergnats a été sanctionné en juin 2010 par une condamnation en première instance à 750 euros d’amende et 2000 euros de dommages et intérêts pour injure à caractère raciale.

Concernant l’histoire, Brice Hortefeux ne paraît pas, par son ambiguïté permanente, le mieux placé pour mettre fin au poids de l’histoire qui pèse sur la ville de Vichy.

La volonté de glissement sémantique initiée par le député Gérard Charasse en 2003 à travers une proposition de loi visant à substituer à la désignation “régime de Vichy”, l’appellation “ dictature de Pétain” avait suscité une inquiétude légitime des historiens.

Elle semble aujourd’hui reprise à mots couverts par Brice Hortefeux, essentiellement pour des intérêts électoralistes. Pourtant, sous prétexte de soulager le malaise d’une ville, la substitution des termes permet de passer d’une responsabilité collective (reconnue par Jacques Chirac en 1995) à une simple responsabilité personnelle.

"Douloureuse France"...

Voici un extrait, sans commentaire, du dernier livre d'Anna Politkovskaïa intitulé Douloureuse Russie (éditions Buchet-Chastel, 2006, p.99) :

À Saint-Pétersbourg, des skinheads ont tué une fillette tadjique âgée de neuf ans, Hucherda Sultanova, sous les yeux de Youssouf, son père. Youssouf Sultanova travaille à Saint-Pétersbourg depuis de longues années. Le soir du drame, il revenait de la patinoire avec Hurcheda et le cousin de celle-ci, Alabir, onze ans. Des "crânes rasés" agressifs les ont suivis et les ont attaqués dans un passage sombre qui conduit à leur immeuble. On a relevé onze coups de couteau sur le corps d'Hurcheda. Alabir s'est sauvé par miracle en se cachant sous une voiture garée dans le passage. Il a vu les skinheads frapper sa cousine jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'elle était morte. C'était un vrai lynchage. Les assassins criaient : "La Russie aux Russes !"

Les Sultanov n'étaient pas des clandestins, c'étaient des Pétersbourgeois parfaitement en règles. Mais les néo-nazis ne vérifient pas les papiers de leurs victimes...

En tenant des discours qui stigmatisent les étrangers, nos dirigeants portent une lourde part de responsabilité dans ce genre de tragédies. Car les expressions qu'ils emploient sont pratiquement des appels au pogrom..."

La mise en gras est de mon fait. À bon entendeur...

"Contrairement à son président, la République est bien ingrate envers ses enfants"

Cette phrase en titre de mon billet est de maître Eolas, extraite d'un de ses derniers billets intitulé : "Assez français pour se faire tirer dessus : l’affaire Guissé".

Alors que Jean Sarkozy, fils de, est en passe de diriger le plus grand quartier d'affaires d'Europe, l'EPAD, à seulement 23 ans et sans aucune compétence en la matière (faut-il rappeler que nous sommes dans une situation de crise économique et financière ?), Ounoussou Guissé, soldat français ayant combattu sous le drapeau en Afghanistan, est victime d'un acharnement judiciaire incroyable pour lui contester sa nationalité !

D'où cette phrase qui conclut le billet de maître Eolas : "Contrairement à son président, la République est bien ingrate envers ses enfants".

Je vous invite vraiment à lire ce billet sur le blog de maître Eolas, vraiment très instructif et éclairant cette situation ubuesque pour en souligner l'injustice et l'absurdité.

"Pour la Chine, la France est le maillon faible de l'Europe"

Voici une excellente interview de Jean-Vincent Brisset parue dans Le Monde, très intéressante et éclairante sur les rapports de forces entre la France et la Chine en termes stratégiques.

LEMONDE.FR | 04.12.08 | 20h56 • Mis à jour le 04.12.08 | 21h10

Après avoir renoncé à rencontrer le dalaï-lama en août à Paris, Nicolas Sarkozy a finalement annoncé qu'il rencontrerait le chef spirituel tibétain en Pologne samedi 6 décembre. Réplique immédiate de Pékin : le sommet Chine-UE, prévu le 1er décembre à Lyon, a été annulé. Jeudi, la Chine a été plus loin, menaçant Paris de mesures de rétorsion économique. Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques, et spécialiste de la Chine, explique les raisons de l'intransigeance de Pékin.
A Prague, lundi 1er décembre, puis lors d'une rencontre avec le premier ministre belge, Yves Leterme, mercredi 3 décembre, le dalaï-lama a de nouveau accusé la Chine de "génocide culturel ".

Comment se fait-il que la question tibétaine soit devenue si vive qu'elle suffit à Pékin pour annuler un sommet Chine-UE ?

Le problème du dalaï-lama est un prétexte. La Chine tape sur la France mais, en réalité, ce qu'elle n'aime pas c'est l'Europe unie. Les hommes politiques chinois ont l'impression de gérer dans le bilatéralisme, sauf avec les Etats-Unis, mais ils sont conscients qu'ils ne savent pas gérer dans un contexte multilatéral. Or les Français leur ont fait très peur quand ils ont obtenu l'embargo européen sur les ventes d'armes à la Chine, fin 1989, en réponse au massacre de Tiananmen. Depuis, les Chinois cherchent où enfoncer le coin pour faire éclater une Europe qui les gêne, parce qu'elle leur imposera des quotas, les obligera à réévaluer le yuan, etc. Et il se trouve qu'ils ont trouvé où le coin allait rentrer. Gordon Brown et Angela Merkel peuvent recevoir le dalaï-lama et ne pas se rendre à la cérémonie d'ouverture des JO. Le gouvernement polonais peut se permettre d'inviter officiellement le dalaï-lama... La question n'est pas là, il s'agit de taper sur le maillon faible.

La France est donc le maillon faible ?

Oui, et ce, historiquement. Dans mon escadron, à l'armée, on avait l'habitude de dire : "On tape toujours sur le même, comme ça y en a qu'un qui gueule." On est exactement dans la même configuration : la Chine tape toujours sur le même, et en plus elle a la chance qu'en ce moment, il se trouve en haut du dispositif – la présidence de l'UE. C'est merveilleux !

Cela remonte à loin. Les diplomates français ont de tout temps été fascinés par la Chine et en ont une vision totalement déconnectée de la réalité. Nous sommes persuadés qu'il faut être gentils avec les Chinois pour que les Chinois soient gentils en échange. Parmi les pays ayant joué un grand rôle au niveau mondial, le nôtre est celui qui s'est montré le plus faible vis-à-vis de la Chine. Nous sommes ainsi considérés comme un pays femelle, faible et qui change tout le temps d'avis. Or la Chine ne respecte que la force.

L'attitude de Paris depuis le passage de la flamme olympique n'a pas dû arranger cette image...

La France s'est lancée dans un concours d'excuses alors qu'elle n'y était pour rien. Des excuses qui s'inscrivent en outre dans la droite ligne de la tradition diplomatique chinoise : historiquement, un pays vassal marque sa soumission à Pékin en envoyant un émissaire chargé de porter un cadeau. Et que fait Sarkozy ? Il envoie Raffarin, un ambassadeur tout désigné, porter une biographie du général de Gaulle à Pékin.

Comment les Chinois ont-ils interprété ce geste ?

Ils n'ont pas eu à l'interpréter ! Pour eux, c'est extrêmement clair : la France est un pays vassal. Et il sera très difficile de revenir en arrière. On a déjà essayé par le passé : en 1993, Balladur avait envoyé un émissaire, George Friedman, déclarer à Pékin que la France ne reconnaissait qu'une seule Chine, afin de se réconcilier après l'embargo sur les armes initié par la France en 1989. Nous n'y avons gagné que du mépris.

Comment rétablir des relations plus saines avec la Chine ?

Il y a heureusement beaucoup de gens en Europe qui commencent à comprendre que la Chine n'est pas un pays ami. C'est un pays égoïste qui a des rapports rugueux avec le reste du monde, avec lequel il faut prendre un peu de distance. Cela s'est ressenti dans les premières déclarations européennes après l'annulation du sommet Chine-UE : Manuel Barroso a commencé par expliquer que le problème concernait toute l'Europe, pas seulement la France, et surtout qu'il y avait un problème du côté chinois. La Chine attend maintenant de voir si Sarkozy ira bien voir le dalaï-lama en Pologne. Elle teste la solidité de l'Europe, pas de la France : si elle impose des mesures de rétorsion bilatérales contre la France et que les Européens laissent faire, elle aura tout gagné. Mais si la France se retranche derrière l'Europe et que l'UE reste solidaire, ça se passera très bien. Si l'Europe faiblit, la Chine pourra piétiner tous les pays européens l'un après l'autre, sauf la Grande-Bretagne, qui ne se laissera jamais faire.

Propos recueillis par Soren Seelow

Tambouille socialiste : petite leçon de cuisine interne...

Les premiers résultats du vote sur les motions ont été communiqués sur le site Internet du PS comme suit :

Le résultat précis du vote des militants sur les motions sera validé au congrès de Reims. Dans l'attente des chiffres définitifs, Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi les premiers résultats. « La motion E portée par Gérard Collomb et Ségolène Royal obtient autour de 29% des suffrages. Les motions A et D soutenues respectivement par Bertrand Delanoë et Martine Aubry rassemblent toutes deux autour de 25 %. La motion C soutenue par Benoît Hamon a recueilli autour de 19 %. Les motions B et F du Pôle écologique et d'Utopia obtiennent autour de 1,5 % à 2 % chacune. » À noter une participation au scrutin d'un peu plus de 55 % avec 128.978 votants.

Ce qui signifie que la motion soutenue par Ségolène Royal arrive en tête. Mais au fait, savez-vous ce qu'est une motion ?

Retour sur le processus de congrès au parti socialiste.

Vous êtes jeune militant, vous avez pris votre carte au PS lors de la présidentielle, et vous allez vivre votre premier congrès. Eh bien : bon courage ! Car toutes les subtilités du processus, qui se veut démocratique, en laisse plus d'un perplexe.

Première étape : les contributions.
Été 2008, vous recevez dans votre boîte aux lettres un épais document de 258 pages à la couverture rose, estampillé "congrès de Reims". Ce sont les contributions générales. Alors là, jeune militant enthousiaste, vous vous dites : "ça y est, je vais profiter de mes vacances pour lire toutes les contributions et me faire une opinion sur la ligne que doit prendre le PS pour battre la droite et construire un monde plus juste."

Première erreur ! Car non, il ne s'agit pas des motions, mais uniquement des contributions. A ce stade rien n'est encore joué ! Et heureusement. Car c'est avec stupéfaction que vous découvrez 21 contributions générales ! A quoi s'ajoutent les contributions thématiques, qui évoquent des prises de positions sur des sujets particuliers (par exemple, la question des drogues).

Objectif de ces contributions générales : donner à chaque grand ténor du parti (bien qu'en réalité tout militant puisse en théorie déposer une contribution) la possibilité d'exprimer son point de vue et ses idées. C'est ainsi que François Hollande, Pierre Moscovici, Ségolène Royal (en personne), Marc Dolez et d'autres ont déposé une contribution, mais n'ont pas forcément déposé de motion.

Cette étape permet à ces personnalités d'exister - c'était particulièrement visible à mon sens pour la contribution de François Hollande que j'ai trouvé particulièrement creuse, mais qui ne pouvait pas se permettre, en tant que Premier secrétaire sortant, de ne pas participer à l'exercice.

Bon, et alors, quel intérêt pour les militants ? me demanderez-vous. Eh bien, en ce qui me concerne, l'intérêt c'est de voir les orientations que peuvent prendre en toute liberté certains grands leaders avant l'étape suivante des négociations. Et déjà à cette étape, j'ai été enthousiasmée par la contribution de Martine Aubry, enthousiasme que je n'avais pas vécu depuis longtemps dans un congrès du PS. Ma crainte à ce stade était : Martine va-t-elle finalement déposer une motion ? Car ce ne serait pas la première fois qu'elle ne franchit pas le pas.

Deuxième étape : les motions.

21 contributions générales : vous vous doutez bien qu'il ne peut pas y avoir 21 orientations politiques différentes pour un même parti. Beaucoup de redites donc et vient alors le temps des négociations et des alliances. Le problème de ce petit jeu, c'est que les orientations qui nous plaisaient dans les contributions sont parfois diluées dans les motions. Car en matière de négociations, l'intérêt politique n'est pas la seul facteur à prendre en compte. Les ambitions personnelles commencent à poindre.

Ainsi, j'ai plusieurs amis qui étaient très en phase avec la contribution de Moscovici. Or, finalement, il n'a pas déposé de motion et le camp des strauss-khaniens s'est retrouvé éparpillé entre la motion A, déposée par Delanoë et ralliée par Moscovici, et la motion D, soutenue par Dominique Strauss-Khan. Les militants, quant à eux, se sont encore plus éparpillés, sur toutes les motions.

De cette première phase de négociations en sont donc sorties 6 motions :

  • A : Delanoë-Hollande-Moscovici
  • B : le pôle écologique, l'aile verte du parti, sans grand leader à sa tête.
  • C : l'aile gauche avec Hamon-Emmanuelli
  • D : les recontructeurs avec Aubry à sa tête, mais aussi Strauss-Khan et Fabius
  • E : les amis de Ségolène Royal, avec en leader de motion Gérard Collomb - contrairement à la contribution, Ségolène Royal n'a pas voulu présenter la motion, mettant selon ses dires "ses ambitions personnelles au frigidaire" (ce n'est pas mon interprétation, mais c'est une autre histoire...)
  • F : utopia, que j'aurais du mal à définir...

Le vote de jeudi dernier consistait à choisir entre les 6 motions proposées. Mais il était évident qu'aucune de ces motions ne pouvait recueillir la majorité à elle seule. Par ailleurs, quel que soit le résultat obtenu, le PS, pour pouvoir exister et représenter une force de propositions, devra se rassembler à l'issue du congrès. C'est ce qui nous conduit à la troisième phase.

Troisième étape : le congrès de Reims ou la recherche de la synthèse.

Maintenant que nous avons les résultats du vote des militants sur les motions, les tractations s'accélèrent et les notes de téléphone de nos leaders doivent exploser depuis jeudi dernier. Car il va maintenant falloir dégager une majorité. La logique serait que cette majorité soit issue d'un rapprochement des motions avec des lignes politiques proches, mais ce n'est pas aussi simple. Et il serait également logique que la synthèse se fasse autour de la motion arrivée en tête, mais quand cette motion est celle de Ségolène Royal, il n'est pas sûr que ça se fasse. La raison ? Pour réussir à rassembler, il faut être suffisamment consensuel, et je doute que Ségolène Royal y parvienne. Et elle aussi semble-t-il, puisqu'elle met en avant d'autres qu'elle pour soutenir sa motion.

Quatrième étape : le choix des leaders.

Cette étape vient en dehors de la logique pure des motions pour passer d'un système proche du parlementairisme (on choisit une ligne politique) à un système proche du présidentialisme (on choisit une personnalité). Et ce sont les militants, dans le secret de l'urne, qui choisiront le nom du responsable national, départemental et local du PS.

Je crois donc que les jeux sont encore ouverts.

Verdict des urnes : le 20 novembre.

Une semaine très politique...

Semaine politique s'il en est, internationale et nationale !

Ce soir, des élections américaines très attendues (par moi en particulier, car comme certains le savent les liens du sang m'ont rapproché du continent outre-Atlantique...). Inutile de vous décrire l'ambiance fébrile qui règnera à la maison. Car mon petit Nico à moi trépigne d'impatience à chaque élection majeure dans le monde et ce soir la soirée sera américaine ou ne sera pas ! Une fois n'est pas coutume, je vous rassure...

Et pour l'occasion, vous connaitrez minute par minute les résultats des élections sur ce blog, grâce à mon passionné maison pour qui je crée tout spécialement des droits d'utilisation sur mon blog ! Alors, ne ratez pas l'évènement !

Mais la semaine ne serait pas complète si je ne parlais pas d'un autre évènement politique international majeur : le rapprochement sino-taiwanais ! Mais ce rapprochement se fait d'abord par l'économie, alors de là à dire que l'essai politique sera transformé, c'est encore trop tôt je pense... On aura le temps d'y revenir dans les jours prochains...

Et enfin, jeudi prochain de 17h00 à 22h00 : vote dans toutes les sections de France pour désigner la motion qui définira la ligne du Parti Socialiste. Oui, je sais, c'est moins glamour que les présidentielles US, mais c'est important et intéressant tout de même.

Ahhhh... Les élections au PS, toute une histoire ! Il faudra que je vous raconte le fonctionnement un de ces jours, ce n'est pas des plus simples... Et entre enjeux locaux, départementaux et nationaux, il y a parfois certaines personnes qui ne se gênent pas pour mettre leurs idéaux dans leur poche ! Non, non, je ne donnerai pas de nom, mais j'ai hâte que ce soit terminé !

Alors, à ce soir pour la soirée américaine !