La soirée électorale en direct

22:30

La participation atteint des niveaux très élevés dans tous les Etats indécis, selon les officiels. Il est tout à fait possible que l'heure de cloture des votes soit repoussée.

22:20 :

Pour gagner la présidentielle, il faut, comme chacun sait, obtenir 270 grands électeurs. Chaque Etat représente un certain nombre de grands électeurs, selon sa population. Les plus petits ont 3 électeurs (Montana, Delaware par exemple), la Californie en a 55.

John Kerry avait obtenu 252 grands électeurs en 2004. Si Barack Obama conserve tous les états gagnés par Kerry, ce qui est probable (même si Mac Cain mise sur la Pennsylvanie et ses 21 grands électeurs), il ne lui manque que 18 voix pour l'emporter. Une victoire en Floride (27) ou en Ohio (20) lui suffit mais ces deux états ont échappé aux Démocrates lors des dernières élections.

Obama semble assuré de reprendre l'Iowa (7), traditionnellement démocrate mais qui, à la surprise générale, avait voté Bush en 2004. Si la Virginie (13 grands électeurs) venait à tomber dans le camp démocrate, elle suffirait dans ce cas à assurer la victoire à Obama. D'où l'extrême importance de cet Etat cette année, marqué par un profond renouvellement démographique, que l'équipe Obama a parfaitement anticipé.

Une victoire des Démocrates dans ce bastion républicain pourrait signifier d'autres gains inattendus (Caroline du Nord, Missouri, Indiana), des Etats qui n'ont pas voté Démocrate depuis le raz-de marée pour Johnson en 2004 (il n'avait laissé que 2 états à son adversaire, bénéficiant du choc de la disparition récente de Kennedy)

21:28 :

Traditionnellement, seuls quelques états décident de l'élection présidentielle, les fameux "swing states". Cette année, les états indécis ne sont pas les mêmes que d'habitude.

Obama semble avoir une avance décisive dans un certain nombre d'entre eux, traditionnellement démocrate (Minnesota, Michigan, Wisconsin). A l'inverse, Mac Cain est menacé dans beaucoup d'Etats qui sont des bastions républicains (Virginie, Indiana, Missouri, Caroline du Nord voire Montana et Dakota du Nord).

Trois Etats peuvent à eux seuls décider de l'élection : l'Ohio et la Floride, traditionnement républicains et la Pennsylvanie, traditionnellement démocrate.

Mac Cain joue son va-tout dans la Pennsylvanie et ses 21 grands électeurs. Obama gardait cependant une nette avance dans les derniers sondages malgré une belle remontée de Mac Cain.

21:10 :

A quelle heure seront connus les résultats ?

Peut-être plus tôt que prévu si les résultats dans les premiers États fermant leur bureau de vote sont nettement favorables à Obama.

A suivre en particulier les résultats en Virginie, un bastion républicain sévèrement menacé cette fois.

20h52 :

En dehors de la victoire d'un démocrate et surtout d'un Noir, on observera aussi si des bastions républicains, jugés il y a peu imprenables, comme la Virginie, la Caroline du Nord, l'Indiana, le Missouri, le Colorado, voire la Géorgie ou le Montana basculent chez les démocrates, ce qui serait localement un séisme politique et pourrait changer la donne pour l'avenir. En effet, Obama est le premier démocrate à faire réellement campagne dans ces états et une éventuelle victoire obligerait à l'avenir les Républicains à y faire campagne aussi.

Du côté des gouverneurs (19 sièges en jeu), peu de changements sont à attendre. 2 ou 3 sièges peuvent réellement changer de camp.

Pour le vote des Réprésentants, les Démocrates détiennent déjà la majorité de la Chambre. On s'attend à une forte poussée de 15 à 20 sièges pour les Démocrates.

32 sièges de Sénateurs sur 100 sont renouvelés. Les deux camps sont actuellement à égalité (49 chacun) plus 2 indépendants (un Socialiste et un indépendant, Joe Libermann, ex démocrate rallié à Mac Cain). On s'attend à ce que les Démocrates gagnent au moins 4 sièges, peut-être 3 ou 4 autres.

20:44 :

De nombreux scrutins ont lieu en même temps, ce qui explique la complexité du vote.

On vote pour la présidentielle bien sûr mais un tiers des sénateur est renouvelé, l'ensemble des représentants (l'équivalent de nos députés) et 19 gouverneurs. Mais on vote également, selon les états, pour élire le shériff, divers juges ou sur des référundums.

20:37 :

Tous les états américains votent désormais, même en Alaska et à Hawaï où le décalage horaire est important par rapport à la côte Est.

De très longues files d'attente sont visibles dans tous les Etats. Signe d'une participation très importante.

Nuit américaine sur le blog d'Armony

Ainsi qu'Armony vous l'a indiqué, je vais squatter ce blog toute la soirée et la nuit pour relater en direct - minute par minute - les résultats des élections américaines.

On y parlera bien sûr de la présidentielle mais aussi des sénatoriales (un tiers des sièges est renouvelé) et des législatives (tous les sièges sont renouvelés). Un petit mot aussi sur les gouverneurs dont certains sièges sont en jeu.

Le scrutin est déjà ouvert dans quelques états (le Vermont par exemple, qui a commencé à voter à 5 heures, heure locale - 11 heures ici).

Les premiers bureaux de vote fermeront à 1h du matin (heure française), 19h sur la Côte Est. Sont concernés 6 Etats (Vermont, Virginie, Indiana, Kentucky, Caroline du sud, Géorgie). Toutefois, il est très possible que l'heure de clôture des bureaux de vote dans certains Etats soit repoussée, vu la participation qui s'annonce record.

Suivront ensuite la Caroline du Nord, l'Ohio et la Virginie occidentale à 1h30 puis l'ensemble des états de l'Est (sauf New York) et le Sud.

Voici une excellente carte qui permet de savoir à quelle heure fermeront les bureaux de vote dans chaque Etat.

Rendez-vous donc dès ce soir pour découvrir les résultats si importants pour le peuple américain et, comme l'Histoire nous l'enseigne, le reste du monde également.

Une semaine très politique...

Semaine politique s'il en est, internationale et nationale !

Ce soir, des élections américaines très attendues (par moi en particulier, car comme certains le savent les liens du sang m'ont rapproché du continent outre-Atlantique...). Inutile de vous décrire l'ambiance fébrile qui règnera à la maison. Car mon petit Nico à moi trépigne d'impatience à chaque élection majeure dans le monde et ce soir la soirée sera américaine ou ne sera pas ! Une fois n'est pas coutume, je vous rassure...

Et pour l'occasion, vous connaitrez minute par minute les résultats des élections sur ce blog, grâce à mon passionné maison pour qui je crée tout spécialement des droits d'utilisation sur mon blog ! Alors, ne ratez pas l'évènement !

Mais la semaine ne serait pas complète si je ne parlais pas d'un autre évènement politique international majeur : le rapprochement sino-taiwanais ! Mais ce rapprochement se fait d'abord par l'économie, alors de là à dire que l'essai politique sera transformé, c'est encore trop tôt je pense... On aura le temps d'y revenir dans les jours prochains...

Et enfin, jeudi prochain de 17h00 à 22h00 : vote dans toutes les sections de France pour désigner la motion qui définira la ligne du Parti Socialiste. Oui, je sais, c'est moins glamour que les présidentielles US, mais c'est important et intéressant tout de même.

Ahhhh... Les élections au PS, toute une histoire ! Il faudra que je vous raconte le fonctionnement un de ces jours, ce n'est pas des plus simples... Et entre enjeux locaux, départementaux et nationaux, il y a parfois certaines personnes qui ne se gênent pas pour mettre leurs idéaux dans leur poche ! Non, non, je ne donnerai pas de nom, mais j'ai hâte que ce soit terminé !

Alors, à ce soir pour la soirée américaine !

Le temps des conquêtes...

Ah !... Que de beaux résultats en cette soirée électorale d'hier soir !

Petite récap' pour les expatriés qui ne seraient pas au courant :

Globalement la gauche l'emporte par 49% des suffrages contre 47,5% à la droite aux municipales. Sa victoire est encore plus nette aux cantonales (51,1% contre 44,4% à la droite). Le scrutin a toutefois été marqué par une abstention plus forte qu'au 1er tour : 38% dans les communes de plus de 3.500 habitants, un record depuis 1959.

Le PS s'est refait une santé électorale en ravissant à la droite une bonne trentaine de villes de plus de 30.000 habitants [...]

AFP

En ce qui me concerne, j'ai le bonheur de vivre désormais dans un département de Gauche ! Le Val d'Oise fait partie de ces grandes victoires !

Quelques petits coups de cœur également :
À Carros, dans les Alpes-Maritimes, le PS est reconduit à la mairie (dès le premier tour avec près de 56 % des voix) et au Conseil général.
Poissy, dans les Yvelines, près de Saint-Germain-en-Laye et pas beaucoup mieux lottie que sa voisine dans son électorat, est passée à Gauche !!!! De quoi donner de l'espoir (on peut rêver quand même, non ?!) à nos amis Saint-Germanois ;-)
Et un clin d'œil particulier à Ismaïla Wane, Conseiller général des Yvelines (canton de Maurepas) fraîchement sorti des urnes dimanche soir !

Un goût d'inachevé...

En ce lundi matin venteux et pluvieux, au lendemain des résultats du premier tour des élections municipales, mon sentiment est mitigé.

Le contexte national est pour l'instant plutôt favorable à la Gauche, avec un gain au niveau de la participation, à l'exception de Paris, mais pour qui les résultats très encourageants de l'équipe de Delanoë compensent un peu ma déception sur la participation.

A Ermont, le premier tour a suffit à faire élire le maire sortant, Hugues Portelli, avec une participation correcte dans les milieux pavillonnaires et une participation très faible dans les milieux populaires... Ce n'est pourtant pas faute d'avoir fait campagne d'arrache-pied dans ces quartiers ! Mais le découragement semble bien plus profond et une mandature (6 ans) n'est pas de trop pour essayer de retisser des liens et redonner l'envie d'aller voter, avec un projet porteur d'espoir au bout. C'est bien ce que l'équipe de Générations Ermont va s'attacher à faire. Car même si cette campagne n'a pas suffit à convaincre le plus grand nombre, les résultats sont très encourageants ! Nous gagnons un siège (5 élus contre 4 il y a 7 ans), et gagnons près de sept points de plus par rapport à 2001 (tandis que la droite perd 6,5%).

Vous pouvez accéder aux résultats comparés entre 2001 et 2008 en cliquant sur l'image et obtenir l'ensemble des résultats par bureau de vote en téléchargeant le fichier PDF à partir de ce lien (37Kio).

Et quand on prend en compte le contexte ermontois très particulier (l'ex chef de file PS de l'opposition s'est retrouvée en bonne place sur la liste UMP, une équipe très motivée et très dynamique de notre côté, mais devant partir de zéro au mois d'octobre, un sénateur-maire copiant allègrement notre programme en faisant tout pour brouiller les pistes, et le type même de l'élection qui fait que les électeurs ont plutôt tendance à revoter pour le maire sortant en général), on peut dire que notre progression est une belle promesse d'avenir. Car avec Mathias en leader de l'opposition et avec tout le travail déjà fait ces derniers mois, le contexte dans 6 ans sera très différent, d'autant que Portelli ne devrait pas se représenter (enfin, à moins qu'il fasse la girouette, ce qui ne serait pas la première fois).

Bref, même si on fait campagne pour faire gagner nos idées et qu'on ne peut pas se réjouir de la victoire de Portelli, nos résultats ne sont pas mauvais pour autant.

Heureusement que le national est là pour compenser. Et même l'international, car la bonne nouvelle de ce matin, c'est bien la victoire de Zapatero en Espagne !

Viva España !

Et comme on dit à Ermont :

BANZAÏ !!!

Aux urnes citoyens !

Petit billet pour rappeler aux étourdis s'il en était besoin de ne surtout pas oublier d'aller voter aujourd'hui ! Pourquoi ? Pour montrer que votre voix compte, pour apporter du poids au projet soutenu par les candidats que vous soutenez dans votre ville, pour montrer à la droite au pouvoir qu'on ne veut pas de sa politique !!!

A Ermont, rien de tel qu'un vote pour Générations Ermont, la meilleure des listes de tous les temps (cela va de soi !). Après, vous vous sentirez mieux (si, si, je vous assure :-P).

Allez, trêve de plaisanterie et aux urnes !

Marre de ce monde de m... !

Petit coup de gueule du mercredi. Une fois n'est pas coutume, et avec le triste exemple donné par Sarko, je me suis dit que je pouvais bien me permettre de m'énerver moi aussi ! Car oui, vraiment, aujourd'hui je le dis : J'EN AI MARRE !

Marre de voir la pauvreté gagner du terrain en France, le pouvoir d'achat baisser toujours plus, avec des prix qui augmentent, des salaires qui stagnent et une pénurie de logements associée à une flambée des loyers.

Marre de voir les plus hautes autorités de l'État fouler au pied nos institutions en faisant fi de l'avis du Conseil constitutionnel et en choisissant de modifier la Constitution quand elle ne les arrange pas.

Marre de lire que la liberté d'expression est menacée jusqu'ici, tout près de nous. Luc, dont le blog très lu a un ton trop libre pour certaines personnes, s'est vu menacé de procès par une candidate aux élections municipales et cantonales pour avoir simplement relayé un article la concernant et l'accusant de racisme ! Histoire incroyable à lire sur son blog.

Marre de lire que le soi-disant pays de la liberté, les États-Unis, n'ont pas vraiment quitté leurs tristes habitudes du McCarthysme, assimilant communisme à terrorisme. Rémi, militant socialiste, a dû nié son engagement pour pouvoir passer la frontière américaine et se rendre à sa conférence ! Autre histoire tristement incroyable à lire sur Nouvelle ère, son blog.

Alors, oui, on peut crier son ras-le-bol, la grossièreté des propos, bien que non indispensable, peut parfois être justifiée. Mais plutôt que de s'énerver contre un refus de poignée de main, crions plutôt pour le respect de la liberté d'expression, pour le respect d'un État de droit, pour le retour à plus de justice sociale et n'ayons pas peur de dire MERDE à tous ceux qui s'y opposent !

Pétage de plomb sarkozyste... Un de plus !

Contexte : le salon de l'agriculture, grand messe agricole très prisée de l'ancien président, Chirac, qui y a probablement gagné plus d'une fois sa réélection...
Ici, nouvelle présidence, nouveau style : du Sarkozy dans toute son élégance... Franchement, y a pas de quoi nous envier avec un président pareil ! Chers amis vivant à l'étranger, savourez bien votre position et ayez une pensée pour nous, pauvres Français, devant supporter "ça"...

Dérapage de Sarkozy au salon de l'agriculture... (en flash)

La crise des banlieues : 2e volet

On se souvient de ce qu'on a désormais coutume d'appeler "la crise des banlieues", nom donné à la suite de la série d'émeutes qui eurent lieu après les propos de Sarko, alors ministre de l'intérieur, sur le nettoyage des cités au Kärcher. C'était en 2005.

Depuis hier, des tensions allant jusqu'à l'émeute enflamment Villiers-le-Bel et se propagent doucement dans le Val d'Oise, touchant à en croire France Info ce matin, 5 autres villes du Val d'Oise, dont Ermont... Difficile pour l'instant de savoir à quel degré ces différentes villes ont été touchées par ce mouvement de violence. Car c'est bien de violence dont il s'agit. Les images d'hier soir sont impressionnantes à cet égard : on se croirait en guerre à en croire la TV !

Après le Kärcher, quel a été le détonateur cette fois-ci ? Un triste accident de la route entre deux jeunes en mini-moto, sans casque, roulant vraisemblablement trop vite et grillant une priorité d'une part, et une voiture de police d'autre part. Les deux jeunes sont morts. La rumeur dit que les policiers ont refusé de leur porter secours, s'enfuyant de peur de représailles. Pourtant les premiers témoiganges affirment le contraire. Quoi qu'il en soit, et quelle que soit la réalité de cette rumeur, cette "crise des banlieues", vite oubliée depuis 2005, resurgit violemment pour exprimer un malaise beaucoup plus profond...

Et je crains que cela n'aille en empirant, à la moindre étincelle, justifiée ou non, les banlieues tant décriées risquent de s'enflammer. Car c'est avant tout un problème politique. D'humiliations en mépris, les grandes oubliées des politiques locales et nationales contiennent une colère sourde qui s'exprime violemment quand l'occasion se présente...

Un exemple à Ermont, qui peut paraître insignifiant mais qui en dit long sur l'approche qu'a le maire actuel sur ses quartiers : les lumières de Noël. Ermont est loin d'être la grande banlieue décriée par les medias. Divisé en petits quartiers, certains pavillonnaires, d'autres plus populaires, Ermont bénéficie même d'un centre-ville assez mixte socialement. Pourtant... Lors de l'illumination de la ville à Noël dernier, grand oublié de la municipalité : le quartier, justement populaire, des Passerelles. Cela ne suffit certes pas à justifier des émeutes. Mais accumulé à toute une série "d'oublis", de mépris et d'humiliations, il ne faut pas s'étonner d'un ras-le-bol généralisé.

Et les rapports avec la police ne sont pas dans ces évènements un détails déclencheur, mais bel et bien une des raisons profondes qui conduisent ses habitants à penser que la République se détourne d'eux et pire, les méprise. La police n'est-elle pas un des symboles forts de la République ? Et même si on ne peut condamner la police dans son ensemble, on sait pertinemment que les "bavures" sont fréquentes, que certains individus sont plus fréquemment arrêtés que d'autres, que le contrôle d'identité n'est pas appliqué à tout le monde sans distinction...

Autre exemple ermontois, en bas de chez moi, j'ai vu à plusieurs reprises depuis mon balcon des policiers aller voir des jeunes. Leur demandaient-ils leurs papiers ? Je ne peux pas l'affirmer. Toujours est-il qu'on ne m'a jamais rien demandé à moi. Il m'arrive pourtant de rentrer tard, dans ce même quartier près de la gare, mais je n'ai jamais eu de contrôle d'identité ni autre interpellation...

Enfin, je vous laisse méditer un sondage intéressant du CSA qui avait été fait après les émeutes de 2005 et recensant les raisons probables de cette fameuse "crise des banlieues" : http://www.csa-fr.com/dataset/data2005/opi20051108b.htm. Les deux raisons majeures invoquées et de loin sont le délitement de l'autorité des parents d'une part, et le chômage, la précarité et l'absence de perspective d'avenir d'autre part...

Quelle catastrophe le gouvernement attend-il pour réagir ?...

Après le Parisien, l'Echo Régional !

Cette semaine aura été riche ! Sur trois journaux à qui j'ai envoyé le communiqué de presse, deux l'ont repris ! L'Echo Régional est un hebdomadaire local. L'article en question, reproduit ci-dessous, fait suite à une interview téléphonique que Mathias a faite.


Bonne lecture !

Article dans le Parisien annonçant la candidature de Mathias !

Il est grand temps de vous présenter Mathias, porteur de tous les espoirs de notre belle ville d'Ermont !

Tête de la liste de rassemblement de la Gauche aux prochaines élections municipales à Ermont, Mathias TROGRLIC (nom d'origine croate, certes difficile à prononcer... :-P) est un jeune papa de 30 ans qui portera avec ses partenaires l'espoir du renouvellement de la vie politique et de la vie tout court à Ermont.

Car Ermont, ville pourtant jeune et disposant de tous les atouts pour être une ville dynamique, est une belle endormie, ville dortoire s'il en est, et qui mérite mieux que la politique purement gestionnaire du maire actuel !

Quant aux pratiques politiques locales, elles aussi méritent d'être renouvelées, pour les rendre plus démocratiques ! Un très bon article, brillamment écrit par le secrétaire de section d'Ermont, Jean-François HEUSSER, donne un petit aperçu du travail qu'il y a à faire en matière de renouvellement démocratique. Article que vous pourrez lire sur le blog de la section d'Ermont.

Et voici l'article de l'édition Val d'Oise du Parisien, daté d'aujourd'hui, jeudi 8 novembre 2007 à la page III du cahier central (cliquez sur l'image pour l'agrandir) :

Appel contre la statistique ethnique

Petit message politique, mais je ne parle pas de gauche ou de droite, mais d'engagement citoyen.

Si je n'ai pas fait mention de la pétition contre l'amendement sur l'ADN, bien que l'ayant signée, je profite de cette deuxième vie que prend mon blog pour vous signaler cette pétition de SOS racisme contre la statistique ethnique, une disposition très dangereuse prise à l'initiative de notre cher ministre de l'identité nationale : Brice Hortefeux... Voici le préambule de la pétition :

En adoptant la loi relative à l’immigration, l’intégration, l’asile, le parlement a modifié la loi Informatique et Liberté en autorisant la collecte de «statistiques ethniques» dans le cadre d’« études  sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration ». Dès 2008, une grande enquête publique, portant sur les revenus, le niveau d’étude, etc… prévoit de demander à 24 000 personnes de répondre à des questions comme « De quelle origine vous diriez-vous ? », « et de quelle couleur de peau vous diriez-vous ? » et « Avez-vous une religion ? Si oui, laquelle ? » etc..
Il est urgent de se mobiliser devant ce renoncement aux principes fondateurs de notre République

Il ne vous reste plus qu'à signer : http://www.fichepasmonpote.com/

Ouf...

"La droite prend une gauche" titre ce matin Libération...

Lorsque les journalistes annonçaient une surprise à l'approche des estimations fatidiques de 20h00, je n'osais pas y croire... Je me disais : peut-être Juppé ne sera-t-il pas élu ? Mais difficile d'imaginer après la déconfiture annoncée dans les sondages entre les deux tours que la gauche puisse avoir plus de 100 sièges. Et finalement, le PS obtient à lui seul 185 sièges ! Si on y ajoute les communistes (15 sièges), les divers gauche (15), le PRG (7) et les Verts (4) on atteint 226 sièges !

Comment un tel renversement de tendance est-il possible ? Alors que l'élection de Sarkozy à la présidentielle semblait avoir démobilisé les électeurs de gauche, les 40% d'abstention n'ont finalement pas touché les électeurs que l'on croyait. A moins que...

A moins que le type d'élection, qui privilégie le fond d'un projet au charisme d'une personnalité ait permis à certains électeurs de corriger leur tir. Deux éléments ont fortement pesé sur la campagne, outre la crainte d'une assemblée monocolore (je doute fortement que cet argument ait convaincu des gens de droite de voter à gauche pour permettre la pluraité au Parlement !) :

  1. L'annonce de la TVA (anti)sociale, qui figurait pourtant dans le projet de Sarko, mais la présidentielle valorise un chef, pas un projet...
  2. Le refus d'augmenter le SMIC au-delà de l'augmentation légale basée sur l'inflation.

Peu avant il y avait également eu la question de la franchise médicale, mais je pense que cet argument là n'a vraiment motivé que des gens de gauche. En parallèle, et pour être tout à fait honnête, je pense que l'annonce d'une vague bleue a dû également démotiver les électeurs de droite : "Pourquoi se déplacer, on sait bien qu'on va gagner".

Bref, après avoir élu un chef, et bien que l'aura Sarkozy ait permis une majorité UMP à l'assemblée, les électeurs qui se sont déplacés ont voulu exprimer leurs craintes sur le programme du Président, pourtant pas différent du projet du candidat Sarkozy... Ce qui est d'autant plus frappant quand on voit la défaîte, pourtant impensable dans son fief de Bordeaux, du numéro deux du gouvernement Sarkozy : Alain Juppé ! Un désavoeu pareil, c'est assez incroyable ! En tant que militante socialiste, c'est le soulagement qui prédomine. Certes, l'UMP a la majorité absolue, mais ce n'est pas une majorité écrasante comme on l'annonçait. L'opposition a maintenant les moyens de se faire entendre au Parlement, améliorant même son score de 2002 ! Un espoir donc, mais une double inquiétude en même temps. Je suis inquiète parce que la droite, sur les différents plateaux de télévision, a refusé d'admettre qu'il y avait un signe fort de la part des électeurs, s'obstinant à dire que la majorité leur suffisait pour appliquer leur programme injuste.

Inquiète également pour l'avenir de la gauche et du PS en particulier. Car une fois de plus, les égoïsmes de nos leaders ont pris le pas sur l'intérêt général. Après DSK qui profitait de la défaite de Ségolène Royal au deuxième tour de la présidentielle pour abattre ses cartes et critiquer la campagne, c'est au tour de Royal d'annoncer sa rupture d'avec François Hollande le soir même d'un résultat aussi inespéré. L'annonce en elle-même ne mérite aucun commentaire, et qu'elle ait voulu faire une clarification, cela peut très bien se comprendre étant donné les critiques qu'elle a essuyées. Mais pourquoi ce soir là ?! La réponse est évidente : pour faire parler d'elle... Et c'est bien triste. L'ego surdimensionné de nos leaders est peut-être nécessaire pour prétendre à tant de responsabilités, mais quand il passe avant l'intérêt général, du Parti et de la France, j'en suis tout simplement écœurée... Mais pour finir sur une note plus gaie, rappelons que pour toute révision de la Constitution, en vertu de l'article 89 de la Constitution, il faut une majorité des 3/5e de l'Assemblée nationale, soit 347 députés. L'opposition aura donc un rôle éminent dans le contrôle des réformes constitutionnelles de Sarkozy...

Composition Assemblée nationale 2007

Tous les résultats sur :

http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/LG2007/index.html

Dilemme...

Teste ton honnêteté.

En toute honnêteté, que ferais-tu ?

Ceci est un petit test, qui ne contient qu'une question, mais qui en dira long sur toi.

Fais défiler le texte lentement, afin de lire au fur et à mesure. Il est important pour le test de ne pas aller trop vite, afin de ne pas répondre trop précipitamment ou sans avoir bien compris tous les enjeux de la question.

La Seine a débordée...

Tu te retrouves dans le chaos le plus total, après un raz-de-marée, tout est inondé...

Des quantités d'eau incroyables sont en mouvement...

Tu es reporter photographe...

Au milieu de ce terrible désastre...

Et tu as là l'occasion de faire la photo de ta vie...

Les maisons sont emportées par les eaux autour de toi, les gens disparaissent sous les flots.

Les forces de la Nature déchaînées s'attaquent à tout...

Elles emportent tout avec elles...

Soudain, tu apperçois un homme dans un 4 x 4...

Il est prisonnier de son véhicule et lutte contre les vagues.

Il se débat, s'acharne sur sa portière, hurle...

En vain...

Tu te rapproches...

Son visage trahit l'effroi, ses yeux te supplient...

Et là, stupéfait...

Tu le reconnais : c'est Nicolas Sarkozy !

A chaque seconde, le torrent de boue et de débris peut l'emporter...

Mais tu peux le sauver ! Seulement, c'est aussi l'occasion de faire la photo de ta vie...

La photo qui te donnerait le Prix Pulitzer...

Et qui te rendrait riche comme jamais !...

Maintenant, réponds à la question, en étant vraiment honnête :

...

...

...

...

...

...

...

...

...

...

Mat ou brillant ?

Think Positive !

J'en ai marre de la morosité ambiante des électeurs de gauche !!! Ca suffit ! Vous savez ce qui peut faire perdre Ségolène ? C'est que ses électeurs n'y croient pas. Alors, on se reprend en mains, et on PO-SI-TI-VE !

Maintenant, tous après moi :

SEGOLENE PRESIDENTE !!!
ON VA GAGNER !!!

J'attend vos commentaires sur ce même ton (tout autre type de commentaire sera censuré :-P)

Plus qu'une semaine...

Une semaine après les résultats du premier tour et à une semaine du second tour, je viens donner ma petite analyse personnelle des résultats et des enjeux du second tour de cet évènement majeur qui déterminera la politique du pays pour les cinq ans à venir.

Plusieurs amis m'ont demandé comment j'avais vécu les résultats du premier tour, en tant que militante socialiste surtout. Je crois que le mot qui convient le mieux est soulagement. Depuis le choc du 21 avril 2002, une espèce de torpeur s'était abattue sur la gauche et notamment au PS. Le passage du cap du premier tour par la candidate socialiste est donc un réel soulagement, marquant ainsi la fin d'un cauchemar. Si le record de participation est exemplaire et le score de Ségolène Royal encourageant, la baisse du Front National ne m'a pas autant réjouie que certains dans la mesure où ses idées (approche sécuritaire et populiste des problèmes socio-économiques, durcissement sévère des conditions d'immigration...) ont été largement victorieuses avec le taux dangereusement élevé du candidat UMP. Quant au score de François Bayrou, il me rassure un peu en montrant la volonté d'un grand nombre d'électeurs de faire émerger un centre droit alternatif à la droite dure soutenue par Sarkozy. Et chacun sait que parmi les électeurs de Bayrou, beaucoup de citoyens de gauche l'ont soutenu, que ce soit parce qu'ils n'aimaient pas Ségolène Royal ou parce qu'il pensaient que c'était la meilleure façon de contrer Sarkozy. Voilà donc pour mon analyse...

Maintenant, l'enjeu de ce second tour est éminemment important et se pose dans des termes extrêmement simples : dans quelle société voulons-nous vivre ? Car le choix de société qui nous avait été confisqué lors de la dernière élection présidentielle nous est enfin rendu. Et outre les questions de personnalité, c'est sur un programme que les candidats s'engagent, et encore au-delà de ça, c'est une méthode de gouvernement qui distingue de manière encore plus flagrante Sarkozy et Royal. Voici quelques points qui m'ont frappés et que je vais vous livrer le plus sincèrement possible, sans démagogie ni caricature.

Un style de gouvernement. La question du renouveau de la démocratie a été abordé dès le premier tour mais Sarko et Royal n'en ont pas la même conception. Deux méthodes complètement opposées distinguent les candidats.

Pour Nicolas Sarkozy, son programme est un engagement qu'il compte respecter sans compromis s'il est élu. Il se présente sur un programme qu'il a élaboré avec ses proches partisans, et considère que son élection serait un référendum en faveur de l'application rigoureuse de son programme. Un exemple frappant de cette politique : la volonté de proposer une nouvelle constitution européenne sans passer par un référendum, alors même qu'une majorité d'électeurs a voté massivement contre la dernière constitution proposée, constitution qu'il trouvait lui-même très bien.

Pour Ségolène Royal, son Pacte présidentiel, élaboré après la tenue de plus de 6000 débats participatifs à travers la France, trace les grandes lignes d'une action qu'elle veut mener dans la concertation. On lui a beaucoup reproché le temps qu'elle a pris avant de présenter son programme, tant il est vrai que sa méthode politique déconcerte et va à l'encontre des habitudes médiatiques. Mais partant du principe que les citoyens sont les meilleurs juges de ce dont ils ont besoin et tout en s'inscrivant dans une ligne politique résolument de gauche, elle entend donner au citoyen une place active dans la direction des affaires du pays dans le cadre d'une démocratie participative. Pour reprendre l'exemple de la constitution européenne, alors qu'elle aussi soutenait son adoption, elle soumettra le texte au référendum, préférant prendre le risque d'un nouveau refus plutôt que d'éviter le débat.

Une démarche politique. Outre le style de gouvernement, je veux parler ici de la façon dont chaque candidat considère la fonction de président.

Comme je l'ai dit plus haut, Sarkozy considère, s'il est élu, que son programme doit être appliqué sans compromis, alors que chacun sait qu'il n'obtiendra jamais l'unanimité. Ainsi, quand il dit qu'il veut être le président de tous les Français, sa démarche commence dès la campagne du second tour par un manque de respect incroyable pour les électeurs de François Bayrou. Refusant de débattre avec Bayrou, il va jusqu'à considérer l'élection présidentielle comme une finale de foot, les "perdants" n'ayant pas leur mot à dire ! Je suis très étonnée qu'il soutienne une telle comparaison. Car dans une élection, les électeurs déçus ont toujours leur mot à dire. Et refuser que des idées soutenues par 18% des électeurs continuent à alimenter le débat du second tour est tout le contraire d'une démocratie rénovée comme dit le souhaiter Sarkozy.

Le contraste est clair avec Ségolène, puisque loin de s'opposer à ce que Bayrou s'exprime, elle lui a proposé un débat, qui aurait été plus largement retransmis si Sarkozy ne s'y était pas opposé... Respect de l'adversaire et démarche d'ouverture sont les idées maîtresses de Ségolène, qui n'attend pas d'être élue pour les mettre en pratique. Et si les convergences en matières sociales n'ont pas suffit à rapprocher Ségolène et Bayrou sur les questions économiques, l'atmosphère de respect réciproque a permis un dialogue ouvert et franc sur tous les sujets.

Des bilans contrastés.

Nicolas Sarkozy a été ministre dans le gouvernement le plus à droite que la France ait connu sous la Ve République. Puisqu'il a été ministre de l'intérieur, revenons simplement sur son bilan en matière de sécurité. Alors que le candidat Sarkozy se vante d'avoir permis une baisse de la délinquance, jamais les violences aux personnes n'avaient été aussi élevées. Alors, peut-on honnêtement se réjouir d'un tel bilan ? Tout dépend de ce que l'on considère comme prioritaire. Les attaques faites aux biens ont en effet diminuées. Peut-être est-ce le fruit d'une réelle volonté ? La suppression de la police de proximité et l'obligation de résultats faite aux forces de l'ordre ont également considérablement augmenté les bavures policières... Par ailleurs, au niveau fiscal, puisque rappelons que Sarkozy a aussi été ministre de l'économie et des finances, outre les baisses d'impôt dont les principaux destinataires sont les plus riches, son programme propose de diminuer encore ces impôts tout en augmentant la TVA, impôt le plus injuste puisque payé non pas en fonction de ses revenus mais indifféremment selon sa consommation...

Ségolène Royal s'inscrit en faux face à ces deux propositions. La police de quartier, rétablissement en fait de la police de proximité mise en place sous Lionel Jospin, redonne à la police sa mission sociale en alliant prévention et répression et en privilégiant des sanctions adaptées mais rapidement exécutées. Alors que Sarkozy avait dit que la police n'était pas là pour jouer au ballon avec les jeunes des cités mais pour arrêter et réprimer (sic), Ségolène choisit de réconcilier la population avec la police en mettant au centre de ses propositions la police de quartier. Quant aux mesures fiscales, deux mesures clés peuvent être retenues : 1. Privilégier l'imposition sur le capital en faveur d'un allègement des charges sur les revenus du travail - 2.Revoir le découpage des tranches de l'impôt sur le revenu pour rendre plus progressif et donc plus juste la contribution de chacun au budget national. Quant au bilan du PS, outre la police de proximité, je tiens à rappeler la politique des 35 heures tant décriées qui, si elles n'ont pas été bien appliquées faute de concertation suffisante, ont permis de dégager plusieurs centaines de milliers d'emplois dans un esprit collectif de partage de l'emploi qui a bien réussi en son temps. Sans oublier le PACS contre lequel la droite s'est mobilisée avec une ferveur inquiétante...

Voilà donc pour la comparaison. Le 6 mai, le choix vous appartient. Voter blanc ou s'abstenir, c'est décider que ce choix vous est égal. Alors qu'elle que soit votre opinion, allez voter, ne laissez pas les autres choisir pour vous. Notre avenir est en jeu. Mais je sais que mes lecteurs feront le bon choix ;-)

Pour reprendre votre destin en mains dans une France plus juste et plus solidaire, votez Ségolène Royal !

Segolene Royal

N'oubliez pas d'aller voter...socialiste !

Ca y est, le grand jour est venu, celui du premier tour de l'élection présidentielle. Alors pour tous ceux qui auraient encore des hésitations, je vous communique un tract du MJS intitulé : "Lettre à un électeur hésitant".

J'espère que ça vous éclairera et vous aidera à faire le bon choix, le seul proposant un projet de société alternatif ambitieux et crédible. Et pour ceux qui auraient des réticences vis-à-vis de la personnalité de Ségolène Royal, dites-vous que vous ne votez pas pour une personne qui gouvernera isolée, mais pour un projet, le projet des socialistes auquel a contribué un grand nombre de personnes au delà du Parti.

Pour un vrai changement, maintenant, votez socialiste !

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